Tuesday, September 16, 2008

#003 / Ciné / Total Film / You Don't Mess with the Zohan

Source : Total Film
Édition : #144, August 2008
Date de parution : 15 juillet 2008


EN : You Don't Mess with the Zohan
FR : Rien que pour vos Cheveux

●●○○○ Tout ce dont le débat israélo-palestinien avait besoin...
(2 sur 5 = "décevant")


Vous connaissiez celle de l'ex super soldat du Mossad aux allures de tombeur qui a commencé une nouvelle vie aux USA en tant que coiffeur pour ces dames ?



Non ? Nous non plus. Voici Adam Sandler dans son rôle le plus dingue, co-créé avec son camarade de l'émission Saturday Night Live Robert Smigel et l'omniprésent Judd Apatow (qui se lache complètement dans ce film).

Tout commence à la façon d'un Austin Powers sauce israélienne, ou alors comme une parodie malsaine de Munich, avec "le Zohan" (Sandler) en guerre contre son némésis "le Fantôme" (John Turturro, en transe). Simulant sa mort, Zohan poursuit son rêve à New York, dans un des salons de coiffure du célèbre Paul Mitchell, duquel il se fera rapidement virer. A la place, il se fait embaucher en tant qu'homme de ménage dans un salon miteux à Brooklyn, possédé par Dalia, une belle Palestinienne (Emmanuelle Chriqui).

Inévitablement, il se dépétra de son job, et les femmes deviendront dingues de ses méthodes venues d'ailleurs, mais néanmoins très sensuelles, tout droit sorties de salon de massages érotiques. Puis (attention, inventivité en berne) une corporation malveillante tentera d'éveiller des conflits d'ordre racial dans les commerces du quartier, en majorité détenus par des immigrés du Moyen-Orient, dans le but de tout raser et de construire un centre commercial.

Tout cela est bien stupide, et en toute objectivité, c'est un vrai merdier. Mais si vous voulez tout de même laisser sa chance au film, il vous fera un peu rire, parfois aux éclats. Il y a beaucoup d'humour juif, avec pas mal de blagues faciles, mais il faut de la "chuztpah" (audace) pour oser jouer avec le conflit israélo-palestinien avec toute la gravité et la réserve d'un Mel Brooks nu.

Les bouffonneries excentriques de Sandler en mode James Bond commencent un peu tôt (c'est incroyable ce qu'on peut faire avec les effets spéciaux ces temps-ci) et même le blague récurrente sur sa libido intarrissable font sourire, mais peu importe le nombre de guests (Mariah Carrey, John McEnroe, George Takei), cela n'empêchera pas de penser que ce film, à l'inverse des atouts de Zohan, et vraiment trop long.

© Total Film, 2008
Traduction : Éric K.


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